INTERVIEW galeried’art.net 24 février 2005
Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis née en 1947, dans la vague du babyboom d’après guerre. Issue d’une famille très avant gardiste et baignée dans un mouvement novateur, j’ai très vite éprouvé la création comme une nécessité.
Depuis quand peignez-vous ?
Plus ou moins depuis toujours dès que mes activités me le permettaient. J’ai suivi différents Ateliers de dessin en Italie et en France. Depuis quelques années je m’y consacre plus à fond.
Comment démarrez vous un tableau ?
La plupart du temps, j’esquisse le sujet sur la toile , puis surtout je m’en évade car il est essentiel pour moi de trouver une relation entre le fond et la forme . Pour que le sujet respire, qu’il soit en relation permanente avec l’espace qui l’entoure.
Vous semblez privilégier le thème du corps..
Oui parce qu’il est Il est vivant , mouvant, émouvant, c’est un champ de découverte inépuisable, C’est un temps d’échange entre le peintre et le modèle, quand modèle il y a, qui est d’une grande richesse . Cette expérience je l’ai vécue lorsque je suivais les cours de Jean Claude Athane à l’Atelier Nicolas Poussin. Quand je ne suis pas en atelier, je travaille de mémoire ou d’après croquis, c’est autre chose. La on cherche à faire revivre un instant vécu, ou même imaginé.
J’ai lu que dans votre famille il y avait un peintre de grand talent
Il s'agit de mon grand-père paternel, Roberto LEWIS, que je n’ai malheureusement pas connu. Elève à l’Ecole des Beaux Arts, son talent fut reconnu à Paris en 1905, au Salon de Paris, puis très largement à Panama .. Il fut acteur du mouvement impressionniste qui révolutionna l’art de l’époque.
Ou exposerez vous prochainement, Claire ?
J’expose du 5 au 13 mars 2005 dans le cadre du 11ième Salon d’Art du Colombier à Saint Arnoult en Yvelines, puis en juin je participe à une vente aux enchères de créations contemporaines à Drouot.